Ngalim Eugene

Vous présentiez aujourd’hui un rapport sur l’évaluation des indicateurs de responsabilité sociale des jeunes dans le paysage de l’agenda 2030. D’où est partie cette initiative ?
Cette étude est une recommandation. Une recommandation suite à un nombre de processus auxquelles nous avons participé depuis 2015. Le premier était la réunion de haut niveau sur l’efficacité de développement organisé en Nairobi. Où à la fin de la réunion, les Etats membres des Nations Unies ont recommandé la mise en place d’un indicateur de jeunes. Et aussi, le forum des jeunes, qui a été organisé pendant cette réunion de haut niveau, a également recommandé la mise en place de

ces recommandations. Et récemment, nous avons eu un atelier national des jeunes au Cameroun, à l’issue duquel les parties prenantes ont encore recommandé la mise en place de cet indicateur. C’est à partir de ces recommandations, que nous avons commencé le travail sur cette étude.

Quelles étaient vos remarques au terme de cette étude ?
Nous avons remarqué que le gouvernement fait beaucoup, mais il reste encore beaucoup à faire. Il faut coordonner les actions, parce qu’il y a plusieurs actions dans plusieurs ministères. En outre, la plupart des actions sont les mêmes, il faut les coordonner. Il faut mettre en place un programme de traçage des fonds de la diaspora vers le Cameroun. Mais aussi, la traçabilité du niveau d’immigration, puisque pendant l’étude, nous avons cherché à avoir les statistiques sur le nombre de camerounais qui immigrent par an. Mais malheureusement nous n’avons pas pu en avoir. Les dernières statistiques remontaient à 2013.

Qu’avez-vous donc proposé ?
Nous pensons qu’en travaillant avec les ONG, le gouvernement peut facilement améliorer sa politique sur l’implication de la jeunesse dans l’efficacité de développement. Nous avons donc proposé dans nos recommandations, aux ONG, qu’ils participent au suivi annuel des flux financiers nationaux et internationaux pour le développement des jeunes entre autres.

Pensez-vous qu’en mettant en œuvre ces recommandations on en finira totalement avec la situation précaire du jeune au Cameroun ?
Non je ne pense pas. Comme je l’ai dit en salle, ce travail est un travail progressif. C’est comme les politiques gouvernementales, il faut essayer de voir, qu’est-ce qui va, qu’est-ce qui ne va pas. Je ne le pense honnêtement pas, mais je pense que c’est un début de solution.
Entretien réalisé par Florette MANEDONG

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